NEïL BELOUFA, « L’ENNEMI DE MON ENNEMI », PALAIS DE TOKYO

L’Ennemi de mon ennemi – Un projet de Neïl Beloufa – Palais de Tokyo – 16 février – 13 mai 2018.

« S’il fut un temps où les artistes proposaient des images que le pouvoir ne souhaitait pas voir, aujourd’hui il les suscite, les désire, les consomme, et paradoxalement représente sa liberté à travers elles. Comment, alors produire quelque chose d’inutilisable ? » Neïl Beloufa.

L’Ennemi de mon ennemi est un projet conçu par Neïl Beloufa à l’invitation du Palais de Tokyo, un dispositif scénographique représentant de façon chaotique et parcellaire la manière dont s’écrit l’Histoire et se légitiment les pouvoirs aujourd’hui.

S’inspirant de la communication officielle, des mémoriaux, des musées de guerre, de la propagande politique mais aussi de l’actualité, de la publicité ou des jeux vidéo, l’exposition met en scène l’interchangeabilité des stratégies et des discours. Ce faisant, elle joue sur une ambigüité permanente entre le bien et le mal, les gentils et les méchants, les postures et les impostures.

Le dispositif scénographique, spécialement conçu par l’artiste pour l’exposition, intègre des oeuvres, des documents, des images, des artefacts, des reproductions et des objets réels déplacés en permanence par des robots, selon un scénario de type algorithmique. Il propose ainsi une remise en cause permanente des associations, des perspectives et des significations.

L’Ennemi de mon ennemi envisage le monde comme un champ de stratégies contradictoires et pourtant similaires. Elle interroge en sous-main la place de l’artiste dans la multiplicité de ces pouvoirs, entre désir d’autonomie, servitude et propagande.

Après Les inoubliables prises d’autonomie en 2012, L’ennemi de mon ennemi est la deuxième exposition de Neïl Beloufa au Palais de Tokyo. Ce projet est une manière nouvelle de saisir le travail d’un artiste qui, très jeune, s’est interrogé autant sur son art que sur ses moyens de production. Les éléments présentés ont été sélectionnés par l’artiste en collaboration avec le commissaire, en associant des personnalités extérieures sur des sujets précis.

Avec : Anahi Alviso-Marino, Camille Blatrix, Barbara Bloom, Gregoire Beil, Johannes Büttner, Colectivo Acciones de Arte, Ellen Cantor, Grégoire Chamayou, Gustave Courbet, Christian Courrèges, Louis-Auguste Déchelette, Eversim (France), Jean-Luc Godard, ECPAD – Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (Ivry-sur-Seine), Massimo Grimaldi, Thomas Hirschhorn, Holy Defense Museum (Téhéran, Iran), Alfred Janniot, Jon Kessler, Elizabeth Lennard, Vann Nath, National Army Museum (Londres, Royaume-Uni), Katja Novitskova, Pablo Picasso, Sigmar Polke, William Pope L., Hito Steyerl, Joseph Tchaïkov… Un commissariat de Guillaume Désanges, avec Marilou Thiébault et Noam Segal

Neïl Beloufa (né en 1985 à Paris, où il vit) est un artiste francoalgérien. Il a étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts et à l’École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris ; au California Institute of the Arts, Valencia (États Unis) ; à Cooper Union, New York et au Fresnoy – Studio national des arts contemporain, Tourcoing (France).

Il a été nominé au Prix Marcel Duchamp en 2015, aux prix Artes Mundi (Cardiff, Royaume-Uni) et Nam June Paik (Essen, Allemagne) en 2016. Il est lauréat du Prix Meurice pour l’art contemporain 2013, du prix Audi Talent Awards 2011 et du prix Agnès B. studio collector 2010.

Le Palais de Tokyo a présenté sa première grande exposition personnelle dans une institution française en 2012 (Les Inoubliables prises d’autonomie, commissaires Daria de Beauvais et Gaël Charbau).

Son travail a depuis fait l’objet de plusieurs expositions monographiques en France et à l’international, notamment à K11 (Shanghai, 2016), au MoMA (New York, 2016), au Schinkel Pavillon (Berlin, 2015), à l’ICA (Londres, 2014), au Hammer Museum (Los Angeles, 2013).

Neïl Beloufa a également pris part à la Biennale d’art contemporain de Shanghai en 2014, à la 55e exposition internationale d’art contemporain de la Biennale de Venise, en 2013, ainsi qu’à la Biennale d’art contemporain de Lyon la même année.

Son travail est présent dans de nombreuses collections prestigieuses dont celles du Musée national d’art moderne Georges Pompidou et du MoMA, ainsi que la collection Sammlung Goetz et la Julia Stoschek collection.

Neïl Beloufa est actuellement représenté par les galeries Balice Hertling à Paris, Mendes Wood à New York et Sao Paulo, Galleria Zero à Milan et François Ghebaly à Los Angeles.

Sortie du film Occidental, de Neil Beloufa le 28 mars 2018.

Image: Louis Auguste Dechelette, Le Grand soir, 1ere conference de Lo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

  • INFERNO RECRUTE SES CORRESPONDANTS EN MEDITERRANEE :

  • Allez :

  • HOMMAGE A MIKE KELLEY

  • UNTITLED FEMINIST SHOW / Young Jean Lee

  • PORTRAIT : STEVEN COHEN

  • SOPHIE CALLE : RACHEL, MONIQUE

  • ISTANBUL MODERN : VAPURS, BOSPHORE ET ART CONTEMPORAIN