REBECCA HORN, « THÉÂTRE DES MÉTAMORPHOSES », AU CENTRE POMPIDOU-METZ

REBECCA HORN – THÉÂTRE DES MÉTAMORPHOSES – Centre Pompidou-Metz – du 8 juin 2019 au 13 janvier 2020.

Première grande monographie dédiée à l’artiste en France depuis sa présentation au Musée de Grenoble (1995) et au Carré d’Art de Nîmes (2000), l’exposition Rebecca Horn. Théâtre des métamorphoses au Centre Pompidou-Metz met en lumière le riche éventail de formes d’expression déployées par l’artiste.

Elle soulignera également le rôle de matrice créatrice qu’a pu avoir sa pratique cinématographique, véritable mise en scène de ses œuvres soutenue par une énergie libératrice et anarchique où la poésie et l’humour désamorcent souvent la violence latente.

Le projet retrace le subtil dialogue reliant les œuvres de cinq décennies de création. Il met ainsi l’accent sur le répertoire de matériaux et d’objets fétiches, comme l’éventail ou les escarpins, que l’artiste soumet à de constantes mutations. Le parcours de l’exposition est conçu comme un voyage à travers une composition, avec ses résurgences de thèmes, réverbérations d’images et sensations prégnantes.

A travers son goût prononcé pour les associations paradoxales, Rebecca Horn met inlassablement en scène les antagonismes qui sous-tendent nos vies : sujet et objet, corps et machine, humain et animal, désir et violence, force et infirmité. Le vivant et l’inerte apparaissent transfigurés, dans des rôles que nous ne leur conférons habituellement pas ; l’objet est doué d’âme, l’individu est caractérisé par sa déficience physique. De là naît l’inquiétante étrangeté de son œuvre.

Rebecca Horn perpétue de manière unique des thèmes légués par la mythologie et les contes : la métamorphose en créature mythique ou hybride, la vie secrète du monde des objets, les secrets de l’alchimie ou les fantasmes de corps-automates. Ces thèmes fondateurs, qui ont peuplé de nombreux courants de l’histoire de l’art tel que le maniérisme ou le surréalisme, sont au cœur de l’exposition. Celle-ci met aussi en lumière des « pairs » spirituels de l’artiste qui ont nourri son imaginaire : Man Ray, Meret Oppenheim, Marcel Duchamp, Jean Cocteau ou Luis Buñuel et qui éclairent l’œuvre de Rebecca Horn.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

  • Mots-clefs

  • Archives