« ROSA METAL CENIZA » : LA CORDOUANE OLGA PERICET AU FESTIVAL FLAMENCO DE NÎMES

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FOCUS : Olga Pericet / « Rosa Metal Ceniza » / Festival Flamenco de Nîmes / Mardi 15 janvier 2013 à 20h / Théâtre de Nîmes.

La bailaora cordouane Olga Moricet fait une incursion remarquée au 23e Festival Flamenco de Nîmes. La belle et mystérieuse Olga est l’une des danseuses flamencas dont on parle beaucoup dans le milieu des aficionados. Avec son nouveau spectacle « Rosa Metal Ceniza », gageons que la bailaora saura enflammer le public nîmois…

Olga Pericet est longtemps restée cataloguée, malgré elle, danseuse de l’élégance fragile, de la virtuosité précieuse. Fondatrice en 2005 d’une compagnie de danse avec Manuel Liñan, elle n’aime guère se mettre en avant, encore moins jouer les monstres sacrés, convaincue que toute création, tout spectacle, reste d’abord une aventure collective. Diplômée de danse espagnole et de flamenco, capable de s’exprimer dans tous les styles (classiques, contemporains ou flamencos), Olga la touche-à-tout a plusieurs cordes à son arc. Elève de maîtres aussi différents que Matilde Coral, Manolo Marín ou José Granero, artiste invitée par de nombreuses compagnies (de Rafaela Carrasco à Jose Luis Montón), désignée révélation du festival de Jerez en 2010 où elle était l’invitée de Belen Maya, Olga a décidé de franchir un nouveau cap. Et de brouiller cette image trop lisse à son goût.

La rose est symbole de féminité, le métal signe de force et d’énergie, la cendre évoque les héritages du passé. Trois éléments. Trois concepts. Trois visions de la danse et de la vie. L’occasion pour Olga d’affirmer sans détour, et sans fausse pudeur, tout ce qui a influencé année après année son parcours personnel. Ecole du bolero, danse classique espagnole, courants contemporains et flamenco, bien sûr, se conjuguent, se répondent et se stimulent en douceur, sans jamais perdre de vue ce passé qui, seul, peut éclairer l’évolution en cours. Entre la romance à Cordoue d’Albeniz, la milonga, les cantiñas, les tarantas, seguiriyas et bulerias, il n’y a pas télescopage ou conflit, pas l’ombre d’une rivalité, d’une dissonance.

Olga Pericet, danseuse subtile et engagée, a déployé une trajectoire caractérisée par la diversité : depuis le flamenco le plus traditionnel jusqu’à la danse contemporaine ou le dialogue respectueux mais non conformiste de l’école bolera avec le classique espagnol. Son flamenco personnel puise dans l’archaïsme des racines tout en vibrant de modernité dans la construction des scènes et l’interaction du chant et de la musique.Artiste prodigieuse, son exigence technique flamenca comme sa curiosité des formes chorégraphiques nous offrent un incroyable entremêlement de détails oniriques et de danse traditionnelle…

« Olga Pericet met en évidence une magnifique capacité de transformation et d’adaptation des différentes formes pour concevoir de nos jours la danse flamenca » (Javier Prieto).

Suivez le Festival flamenco de Nîmes 2013 avec notre dossier spécial : https://inferno-magazine.com/category/festival-flamenco-nimes-2013-2/

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