ART UNDER ATTACK : HISTOIRE DE L’ICONOCLASME BRITANNIQUE A LA TATE

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LONDON : Art under Attack : Histoires de l’iconoclasme britannique / Tate Britain / Exposition 2 Octobre 2013 au 5 Janvier 2014

Art under Attack : Histoires de l’iconoclasme britannique est la première exposition sur l’histoire des attaques sur l’art en Grande-Bretagne du 16ème siècle à nos jours. L’Iconoclasme décrit la destruction délibérée des icônes, des symboles ou des monuments pour des motifs religieux, politiques ou esthétiques. L’exposition se penche sur les mouvements et les causes qui ont conduit à des agressions sur l’art à travers des objets, peintures, sculptures et documents d’archives.

Les points forts de l’expo sont notamment l’Intérieur de la cathédrale de Canterbury de Thomas Johnson (1657) – la seule peinture qui documente l’iconoclasme puritain en Angleterre -, exposé pour la première fois aux côtés de vitraux enlevés depuis les fenêtres de la cathédrale. l’exposition fait également la part belle aux artistes contemporains, tels que Gustav Metzger, Yoko Ono ou Jake et Dinos Chapman, qui ont utilisé destruction comme une force créatrice.

L’conoclasme religieux des 16ème et 17ème siècles est ainsi exploré avec des statues du Christ décapité lors de la destruction des vitraux de l’abbaye de Rievaulx, ainsi que des fragments de la grande jubé de la cathédrale de Winchester et un livre d’heures de la British Library, défiguré par par l’État réformateur. Ces œuvres sont accompagnées de récits vivants des actions destructrices des iconoclastes puritains.

D’autres exemples d’attaques contre des symboles de l’autorité pendant les périodes de changement politique, tel un portrait d’Oliver Cromwell pendu par les pieds par le monarchiste loyal Prince Frederick Duleep Singh (1868-1926), figurent ainsi au programme. L’exposition montre également des fragments de statues de William III et la colonne de Nelson détruite par des explosions pendant les luttes politiques à Dublin en 1929 et 1966…

Des voies de fait sur ​l’art, stimulées par l’indignation morale ou esthétique, documentent également celles qu’ont subies les pièces de​Carl Andre,  » Equivalent III » en 1966 et d’Allen Jones, « Chair » de 1969, endommagées lors de la Journée internationale de la femme dans les années 1980. L’expo révèle également comment pour certains artistes la destruction a été utilisée comme une force créatrice. Le piano et la chaise détruits par Ralph Ortiz en 1966 pour l’art Symposiusm est présentée au public pour la première fois, aux côtés des enregistrements audio de cette action et des œuvres de Gustav Metzger, John Latham et Yoko Ono. Des autoportraits de Jake et Dinos Chapman, Mark Wallinger et Douglas Gordon font également partie de cette présentation.

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Visuels copyright Jake & Dinos Chapman

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