BIENNALE D’ISTANBUL 2013 : UN CERTAIN GOÛT DE TAKSIM

salt

13ème BIENNALE D’ISTANBUL : 14 septembre > 20 octobre 2013, Istanbul Turkey.

La 13e édition de la biennale d’Istanbul qui ouvre ses portes le 14 septembre a comme un parfum de révolution. Pour la première fois, les commissaires lui ont conféré un contenu éminemment politique, à commencer par le titre de cette édition : “Maman, je suis Barbare ?”

La commissaire générale Fulya Erdemci tient à prolonger dans le débat public l’expérience du parc Gezi et de la place Taksim qui au printemps ont conduit Erdogan, le premier ministre islamiste, à pour la première fois connaître les affres de la contestation. Une esquisse de printemps turc qui a fortement inquiété les islamistes au pouvoir et dynamisé une jeunesse qui ne se reconnaît plus dans les injonctions et interdits religieux et aspire profondément à la liberté.

Faisant donc référence, selon la commissaire, « à ce qui s’est passé et continue de se passer dans les parcs, les rues, les quartiers », la Biennale 2013 est consciente de la position ambigûe de celle-ci à l’égard du pouvoir : « Qu’est-ce que ça signifie de collaborer avec les autorités et de réaliser des projet dans des rues avec leur permission, alors que, dans ces mêmes rues, elles ont violemment réprimé la résistance ? »… Cette nouvelle édition s’interroge pourtant clairement sur l’utilisation de l’espace public comme forum politique et agora de la contestation. La liberté d’expression, L’art comme moyen d’interraction dans la société et la révolution sont notamment les questions affichées sans fard dans les préalables de cette biennale.

Faisant donc référence, selon la commissaire, « à ce qui s’est passé et continue de se passer dans les parcs, les rues, les quartiers », la Biennale 2013 est consciente de la position ambigûe de celle-ci à l’égard du pouvoir : « Qu’est-ce que ça signifie de collaborer avec les autorités et de réaliser des projet dans des rues avec leur permission, alors que, dans ces mêmes rues, elles ont violemment réprimé la résistance ? »… Cette nouvelle édition s’interroge pourtant clairement sur l’utilisation de l’espace public comme forum politique et agora de la contestation. La liberté d’expression, L’art comme moyen d’interraction dans la société et la révolution sont notamment les questions affichées sans fard dans les préalables de cette biennale.

“Avant les manifestations de Gezi, nous avions prévu de réaliser un certain nombre de projets, qui pourraient intervenir dans les espaces publics urbains. Cependant, lorsque nous nous sommes demandés ce que cela signifiait de réaliser des projets artistiques avec les autorisations de ces mêmes autorités qui ne permettent pas la libre expression des citoyens, nous avons compris que cela pourrait contredire leur essence et leur but. Nous sommes donc convaincus que “ne pas les réaliser” est une déclaration plus significative que de les matérialiser dans de telles conditions », continue Fulya Erdemci.

L’édition 2013 de la biennale propose une suite expositions et d’événements gratuits, dans plusieurs lieux artistiques repérés de la capitale culturelle de la Turquie, dans les quartiers de Beyoğlu (non loin de la place Taksim), Tophane (où est le musée d’art moderne) et Karaköy : les galeries ALTER et SALT Beyoğlu de la rue Istiklal, l’Entrepot 3 à Tophane, l’école primaire grecque de Galata à Karaköy, la galerie 5533 de Unkapanı.

Ludivine Michel

Voir le site de la Biennale : http://13b.iksv.org/en

Visuel : la galerie SALT dans Beyoğlu, haut-lieu de l’art stambouliote.

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