BIENNALE DE LYON 2013 : UNE BIENNALE MARQUEE PAR LE RECIT ET L’ENGAGEMENT

hybert

BIENNALE DE LYON 2013 / Divers lieux : MAC, Musée st Pierre et ds la ville, Lyon / Du 12 septembre 2013 au 05 janvier 2014

L’édition 2013 de La Biennale de Lyon ouvrira au public ce jeudi 12 septembre. Cette Biennale est très marquée par un engagement des artistes dans le monde, et d’ailleurs les participants invités par le commissaire Gunnar B. Kvaran ont tous en commun cette prédilection pour l’usage de micro-récits, d’une narration qui dit le monde, des histoires qui au final racontent l’Histoire.

Selon Thierry Raspail, fondateur et directeur de la Biennale de Lyon, cette édition 2013 est fondée sur les nouvelles narrations et la volonté qu’ont les artistes d’inoculer du récit dans leurs productions. Fabrice Hyber (photo) en est un très bon exemple, tout comme Ryan trecartin ou encore Yoko Ono qui figure également dans les invités. Depuis le milieu des années quatre-vingt, on assiste en effet à une prolifération de micro-récits, dans la société, les neauveaux medias et les réseaux sociaux, comme dans l’art où ces formes de construction narrative ou pseudo-narrative sont privilégiées. Les artistes participants, pour la plupart, nous donnent à lire leur travail comme l’expression d’une histoire du monde en train de se vivre, par le biais de mini-histoires souvent auto biographiques, en tout cas liées à leur propre vécu et la place qu’ils occupent dans dans la société. les oeuvres de la Biennale proviennent de dix-huit pays et de tous les continents, et n’échappent donc pas à cette logique « universelle », parce que maintenant tous les artistes du monde racontent des histoires…

Le thème central pour cette édition 2013 est bien donc l’histoire. Toujours selon Thierry Raspail, nous sommes inondés par des histoires, des récits, des fabrications de toutes sortes, souvent mystificateurs, et les artistes en répercutent donc le principe, consciemment ou pas. Après avoir été co-commissaire des trois premières biennales de 1991 à 1995, où le concept à l’oeuvre était l' »histoire », en 1997, Raspail proposé à Harald Szeemann, le concept de globalité. Puis dès 2003 « temporalité » et « transmission » en 2009. L’édition 2013 se situe donc dans cette continuité, avec pour ferment la «transmission», dont le commissaire invité Gunnar B. Kvaran, habitué du fait, a irrigué cette Biennale 2013.

Selon Thierry Raspail, « L’intérêt pour les nouvelles formes de narration visuelle signifie opposer précisément les récits canoniques, populistes et immédiatement assimilables dont les oeuvres sont porteuses. Si la narration artistique communique, c’est précisément parce que c’est une nouvelle forme de communication, c’est la poésie même du temps, à la fois un engagement personnel et une vision du monde. »

L.M.

Visuel : Paradise prototype, de l’artiste français Fabrice Hyber. Photo DR

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