JULIAN SCHNABEL, GALERIE ALMINE RECH PARIS

schnabel
JULIAN SCHNABEL : JACK CLIMBED UP THE BEANSTALK TO THE SKY OF ILLIMITABLENESS WHERE EVERYTHING WENT BACKWARDS / Galerie Almine Rech, Paris / 19.10 — 14.11.15.

« (…)Dans les années 1980, un parti-pris contre toutes tendances néo-expressionnistes ou romantiques avait conduit au désintérêt généralisé pour la carrière de Julian Schnabel, dont le travail est aujourd’hui réévalué. En 2013, une rétrospective organisée à la Brant Foundation, dans le Connecticut, permit un progrès important dans l’appréhension de l’étendue et de la profondeur de son œuvre. La reconnaissance de son influence sur les modes de production et les choix de matériaux de nombreux peintres contemporains (dont Sterling Ruby, Joe Bradley ou encore Oscar Murillo) joue également un rôle fondamental dans ce changement d’appréciation. En tant que fondateur symbolique d’une école de peinture non-officielle, Julian Schnabel est peut-être comme le bouc d’une de ses séries récentes, dont trois pièces sont exposées chez Almine Rech. Dans celles-ci, l’animal – possible avatar de l’artiste – se tient sur une falaise, le regard plongé dans un paysage monumental, d’aucuns diront romantique. Un lapin est posé de façon grossière sur la gueule du bouc. Ces toiles ont été littéralement aspergées d’une encre violette, forme compulsive de mark-making, à propos duquel l’artiste déclare : « L’ajout d’un glyphe abstrait suggère une autre temporalité. Il annote et inaugure un terrain nouveau pour s’approprier le véritable réseau de signifiants de la toile ». Il y a trois de ces tableaux appartenant à cette série, chacun avec le même fond imprimé (des répliques les uns des autres si l’on veut, à l’instar de Dolly, le célèbre mouton cloné).

Dans la carrière de Julian Schnabel, le temps constitue un thème récurrent. L’artiste a parlé d’explorer les possibilités en dehors de la chronologie traditionnelle du modernisme. En mars dernier, le Museum of Modern Art de New York annonçait sa première acquisition d’une peinture de l’artiste. Ce regain d’intérêt pour son travail fut attribué à son importance indéniable dans le développement de la génération actuelle, sur laquelle son influence ne cesse de croître. Une nouvelle réévaluation de son œuvre dans le contexte de la peinture contemporaine est donc de mise. Pour un artiste qui a toujours été considéré comme en avance ou en retard sur son temps, en marge ou en décalage, cette exposition organisée chez Almine Rech nous dit que l’heure de Julian Schnabel a sonné, et que pour une fois son temps, c’est maintenant. »

Joachim Pissarro
PR galerie Almine Rech

Image copyright the artist

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