FESTIVAL ETRANGE CARGO 2018, LA MENAGERIE DE VERRE

FESTIVAL ETRANGE CARGO – La Ménagerie de verre, Paris – Du 20 mars au 14 avril 2018

Le festival transdisciplinaire Etrange Cargo tient sa 21e édition à la Ménagerie de Verre, lieu de métissages dont la volonté est de distiller les frontières entre le théâtre, la performance, la danse contemporaine et les arts visuels. L’événement, dédié aux écritures contemporaines, propose de (re)découvrir des artistes pour qui le corps est à la fois l’objet et le sujet de l’expérience. Des artistes pour qui le corps est lieu de parole et lieu d’écoute, en lien direct et intense avec son contexte et son environnement.

Par le biais de spectacles d’une grande diversité esthétique, ce sont les artistes eux-mêmes qui pensent et réinventent le festival avec un regard neuf pour mieux représenter, questionner, transformer le réel dans toutes ses dimensions, intimes ou sociales.

Des artistes singuliers, aux univers très différents et souvent décalés rythmeront la programation du festival. Ce dernier s’ouvrira avec le metteur en scène de projets inavoués, imaginaires et fantasmés, Robert Cantarella (20 au 22 mars); la metteure en scène Bénédicte Le Lamer et l’acteur Axel Bogousslavsky (23 et 24 mars); la chorégraphe immersive Dominique Gilliot (27 au 29 mars); la danseuse et chorégraphe multiforme Kaori Ito (30 et 31 mars); l’actrice, réalisatrice et auteure Isild Le Besco (3 au 5 avril), les jeunes performeurs Elsa Michaud et Gabriel Gauthier (6 et 7 avril); la poète performeuse et chorégraphe Anna Gaïotti (10 et 11 avril); et enfin l’acteur, dramaturge et metteur en scène Rodolphe Congé (12 au 14 avril).

ANNA GAÏOTTI : PALSEMBLEU
MARDI 10, MERCREDI 11 AVRIL À 20H30

L’amour est ça. Ce que tous les contours ne peuvent pas être nets. Une friction de l’environnement qui touche et regarde en tremblant la nuit. La ligne de l’édifice, l’éther d’un possible sans tire sans presse. Les corps perturbés perturbent.

Ils pansent le désir vertébré et sautant secoués de rythmes. Le blizzard dans les cils. L’aisselle étendue. La mule qui bazarde sa responsabilité. L’herbe hilare crassée de neige artificielle.

Pourquoi sommes-nous là ? Pourquoi sommes-nous ce leste d’humanité qui pivote dans l’espace ébréché de solitudes ? Pourquoi sommes-nous si avides de fatigue ?

Dans LITTORALS, Anna Gaïotti raconte une longue fête, l’expérience de la déchéance, l’abandon dans le son, le corps qui brûle dans la déformation sensorielle; puis le retour de cette sur-vie, faisant face à l’océan, son froid et sa profondeur pénétrante et morbide.

PALSEMBLEU est la tentative d’engager ce que dit le texte, et de le répertorier dans le chœur qui danse en trio de deux corps, siamois attachés par l’envie, détaché dans un espace dissolu. La chorégraphie est le relai de mémoires embuées par le fantasme, d’insouciances et d’altruismes sensuels. Les trois clowns blancs sont tels des activistes de l’érotisme, ils interpellent les sexualités misent au seuil de leur réalité crue, s’attachant à qui se lie au risque de la contamination, celle-là symbolique ou celle-là réelle, et évoque la violence sociale, feutrée et virulente de l’exclusion et de la maladie.

Thibaut de Raymond embrase le conte de cette danse par ses rythmes ecstatiques, il obsède et arche l’espace quadrifrontal des souffles et des percussions distordues.

Image : Anna Gaïotti photo Sarah Blum

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