ANGELICA LIDDELL, « THE SCARLET LETTER »

Angélica Liddell – « The Scarlet Letter » – CDN d’Orléans – 6 et 7 décembre 2018 – Durée estimée : 1h40 – spectacle en espagnol surtitré en français

Sur le plateau du théâtre et dans chacune de ses propositions artistiques, Angélica Liddell est à la fois auteure, metteure en scène, scénographe, comédienne. Elle s’impose par son univers baroque, mêlé d’autobiographie et de fulgurances pamphlétaires, et conçoit la scène comme un espace de résistance. La torera de la performance espagnole semble prendre la douleur du monde sur le plateau, en elle, déplace la sauvagerie de certains dysfonctionnements collectifs sur l’intime de son propre corps, un corps souvent soumis à rude épreuve, malmené, violenté, tourmenté jusque dans sa chair, qui cherche une expiation par le geste artistique. Animée par un engagement physique et moral sans limites, avec son théâtre de la douleur, elle s’attaque ici au roman phare de la littérature américaine, La Lettre écarlate. Le A d’adultère devient le A d’Artiste, l’art comme acte de rébellion et tentative de rédemption.

Depuis 1993 et la création de sa compagnie Atra Bilis (Bile Noire), elle décline les mots de la douleur, entre confessions intimes et imprécations puissantes. Chez elle « tout passe par le corps pour atteindre l’esprit ». Et rien ne semble l’arrêter pour creuser au plus profond de l’inexplicable et de l’inexprimable. Tout ce qui se cache dans les zones les plus sombres de l’être humain, les zones les plus dangereuses à traverser, constitue pour Angélica Liddell des appuis pour révéler une beauté qui pourrait sauver. Venue pour la première fois au Festival d’Avignon avec L’Année de Richard et La Casa de la Fuerza (2010), puis avec Maudit soit l’homme qui se confie en l’homme (2011), Ping Pang Qiu et Todo el cielo Sobre la Tierra (El Sindrome de Wendy) (2013), elle est constamment loin des provocations gratuites. Totalement investie dans le cérémonial qu’elle invente sur le plateau, Angélica Liddell surprend en refusant de « feindre avec la vérité », en organisant minutieusement le chaos.

« NOUS VIVONS DE MANIÈRE BEAUCOUP TROP PROPRE, ALORS QUE NOS DÉSIRS SONT FAITS DE BOUE. J’ÉCRIS MES SPECTACLES À PARTIR DE CETTE BOUE, PAS DU JUGEMENT. L’ART N’EST PAS LA LOI, NI UNE ORGANISATION D’ASSISTANTES SOCIALES. C’EST UN ACTE D’ÉPIPHANIE INDIVIDUELLE. TROP DE GENS CONFONDENT AUJOURD’HUI L’EXPRESSION ET LA CORRECTION« . Angélica Liddell

En tournée :
La Colline, Paris – Théâtre national
Du 10 au 26 janvier 2019
Teatro Nacional D. Maria II, Lisbonne
1er et 2 février 2019
Teatros del Canal, Madrid
Du 14 au 16 février 2019

Photos Bruno Simao

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